Xavier Hevin

                                 
Agnès et Xavier Hévin sont maraîchers à Marguerittes (30). Agriculteurs depuis 1990, ils ont converti leur exploitation en bio en 2000. Ils y culvivent persil, salades, blettes pied,  courgettes rondes et longues, Butternut et autres courges. Leurs productions sont contrôlées et certifiées par Ecocert.

Interview

  • 1. Présentez nous votre exploitation

    Notre exploitation est située à Marguerittes, dans le Gard. Nous avons 6 hectares en propriété et 5 hectares en location avec 20 tunnels qui représentent 1 hectare pour les cultures sous abri. Le reste est en plein champs.
    Nos cultures phares sont : le persil, les courgettes rondes de trois couleurs, la courge butternut et les blettes pied. Nous cultivons également à moindre échelle des laitues, des feuilles de chêne, des rougettes, des batavias, de la roquette, des courgettes, des radis, des cebettes, des oignons, des épinards, des brocolis… 

  • 2. Pourquoi avez-vous choisi d’être agriculteur?

    Le métier d’agriculteur a tout d’abord représenté pour nous un sentiment de liberté et d’indépendance. Par la suite nous nous sommes rendus compte qu’effectivement on était libre, mais surtout libre de travailler tous les jours et que l’on était quand même dépendants de pas mal de paramètres.  Mais le jeu en vaut la chandelle, et à nous, avec tous les acteurs de la filière, de travailler en bonne entente et en respect, pour donner à nos métiers tout l’intérêt qu’ils méritent.

  • 3. Quelles raisons vous ont conduit à passer en agriculture biologique ? 

    Le fait de rendre une terre aussi propre, voire plus propre que celle qu’on a prise est assez valorisant !!

    D’autre part, il est beaucoup plus intéressant de travailler dans la nature avec son aide plutôt que de massacrer tout un écosystème pour arriver à ses fins.

    Et enfin , on se rend compte aujourd’hui que le bon chemin est celui de l’écologie quand on entend les médias de plus en plus loquaces nous parler de l’évolution de notre planète.

  • 4. Quelles raisons vous ont conduit à passer en agriculture biologique  ? 

    L’agriculture conventionnelle ne correspond pas à ce que j’attendais. Quand je me suis installé comme paysan, c’était pour un « retour à la nature ». Je me suis retrouvé entraîné dans le système conventionnel car je ne sais pas qu’il y avait autre chose. 

    Si j’ai quitté l’industrie – où je travaillais avant de m’installer – ce n’était pas pour poluer !

  • 5. Comment s’est passée la période de conversion (les étapes, les difficultés, le regard des autres, la commercialisation…) ?  

    Ca a été un période dure durant laquelle on a du vendre les légumes cultivés en bio dans le circuit conventionnel, au prix conventionnel ! Il était temps, après deux ans, de passer complètement en bio pour pouvoir bénéficier de la plus value bio et penser à la pérénnité de l’exploitation. 

  • 6. Parlez-nous de ce que l’agriculture biologique a changé pour vous, dans vos pratiques, dans votre façon de penser, dans votre vie.  

    Il est beaucoup plus intéressant de travailler dans la nature avec son aide plutôt que de massacrer tout un écosystème pour arriver à ses fins. 

  • 7. A quoi êtes-vous particulièrement attentif dans votre activité ? (sol, biodiversité, auxiliaires…) ? Pourquoi ?

    Il faut être attentif à tout, et on se rend compte que si l’on néglige un seul paramètre, il a vite fait de vous rappeler à l’ordre !!!

  • 8. Vous avez choisi d’adhérer à Mediterrabio. En quoi Mediterrabio est importante pour vous ?

    Afin de m’aider à promouvoir la culture bio méditerranéenne et à essayer d’entreprendre un VRAI travail de filière ce qui semble impossible à faire seul.

  • 9. En tant que paysan et membre de Mediterrabio, que souhaitez-vous dire aux consommateurs ?

    Je souhaite leur dire que je serai content qu’ils soient contents de mes produits, qu’ils puissent connaitre et reconnaitre mes produits et surtout que je suis à l’écoute de leurs remarques qui pourraient faire évoluer mes produits vers une meilleure qualité à son terme, c’est à dire dans leurs assiettes !!!