Marc Cheva est agriculteur et éleveur bio à Menglon (26). Agriculteur depuis 1974 en bio depuis 1990, son exploitation totalisent 80 hectares : 10h de courges, 10h de soja, 30h de blé, 20h de trefle-luzerne, 5h de vigne, 5h de mais et 4500 poules pondeuses. Le contrôle et la certification bio sont réalisés par Ecocert.
Interview
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1. Présentez-nous votre exploitation.
L’exploitation se trouve dans le Diois, au milieu du triangle Valence, Gap, Grenoble, en zone de moyenne montagne (500 m d’altitude), aux pieds du Vercors. C’est une région qui a très peu d’industrie et qui se prête bien à la production biologique.
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2. Pourquoi avez-vous choisi d’être agriculteur?
Mes parents ont pris la succession de mes grands parents et j’ai pris la succession de mes parents. Pour moi, c’était logique et tout naturel, je ne me suis pas posé la question.
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3. Quelles raisons vous ont conduit à passer en en agriculture biologique ?
En conventionnel, il y a beaucoup de traitements phytosanitaires et peu de retour financiers.
Je travaillais pour les fabricants de produits phyto ! A force de voir des « têtes de mort » sur les emballages de produits, j’ai pris conscience que je polluais les terrains, les consommateurs et moi-même. -
4. Comment s’est passée la période de conversion ? (les étapes, les difficultés, le regard des autres, la commercialisation…)
La conversion s’est passée progressivement sur 3 ans avec un peu d’appréhension ; au début je n’avais pas la technique. Beaucoup de mes amis agriculteurs étaient plutôt réticents de me voir prendre cette option, mais grâce à un technicien de la Chambre d’Agriculture très compétent en la matière, j’ai gardé le cap et sans regret.
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5. Parlez-nous de ce que l’agriculture biologique a changé pour vous, dans vos pratiques, dans votre façon de penser, dans votre vie.
Dans la pratique, j’ai du acheter du matériel spécifique, embaucher plus de personnel car il y a plus de travail manuel. La rotation des terrains a changé avec plus de légumineuses. J’ai pris conscience qu’il fallait revenir aux méthodes plus naturelles car il y a trop de pollution.
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6. A quoi êtes-vous particulièrement attentif dans votre activité ? (sol, biodiversité, auxiliaires…) ? Pourquoi ?
Je fais attention aux rotations des cultures et j’essaie des façons culturales différentes (labour, non labour, essais avec l’Isara) pour garder un maximum de vie (vers de terre) dans le sol.
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7. Vous avez choisi d’adhérer à Mediterrabio. En quoi Mediterrabio est importante pour vous ?
Adhérer à Mediterrabio devrait permettre un rapprochement entre les producteurs et les consommateurs pour plus de compréhension mutuelle.
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8. En tant que paysan et membre de Mediterrabio, que souhaitez-vous dire aux consommateurs ?
« La terre est ton aïeule, elle est sacrée. Tu dois l’honorer et la remercier pour la nourriture qu’elle te donne. Nous en sommes les gardiens ».
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9. Qu’attendez-vous des consommateurs ? Quels retours attendez-vous du consommateur et par quel biais ?
J’attends que les consommateurs se fidélisent à cette filière et qu’ils soient conscients que nous faisons au mieux pour préserver la nature intacte et travailler dans des conditions respectueuses de l’environnement.








