Brouillon auto

Gerald Camus est arboriculteur bio à Piolenc (84). Agriculteur depuis 1983, ses vergers totalisent 12 hectares. Le contrôle et la certification bio sont réalisés par Ecocert.

Interview

  • 1. Présentez-nous votre exploitation.

    Installés depuis 1983 à Piolenc dans le Vaucluse, sur une petite exploitation familiale, nous cultivons 8 variétés de figues (il en existe plus de 750)…Des longues, des rondes, des petites, des grosses, des noires, des blanches, autant de variétés que de goûts, de saveurs, de textures différents
    J’ai beaucoup entendu que pour être autonome et vivre de son activité, il était préférable de diversifier ses cultures, mais j’ai préféré me spécialiser dans un produit, la figue et diversifier ma gamme uniquement afin de garantir en produit bon en goût en et qualité.
    La culture de plusieurs variétés permet également d’échelonner la récolte de fin juin à fin octobre. Cette récolte est destinée à 90 % au marché de frais.

  • 2. Pourquoi avez-vous choisi d’être agriculteur?

    C’est une histoire de famille. Les terres appartenaient aux parents et aux grands-parents de mon associée, mon ex-épouse, avec qui je travaille toujours. A l’époque, il y avait des arbres, des chèvres, des pépinières, etc. Il y avait de nombreuses contraintes concernant les pépinières agricoles, qui nécessitaient un traitement constant, ce qui nous a fait abandonner la production et petit à petit, on ne s’est concentré que sur les arbres, les figues. D’ailleurs sur l’exploitation il y avait déjà quelques figuiers qui ont aujourd’hui plus de 80 ans.

  • 3. Quelles raisons vous ont conduit à passer en en agriculture biologique ?

    Depuis 20 ans je suis agriculteur, je n’avais pas demandé le certificat en bio mais nous avons toujours cultivé nos terres selon les méthodes de l’agriculture biologique.

  • 4. Comment s’est passée la période de conversion ? (les étapes, les difficultés, le regard des autres, la commercialisation…)

    Comme nous avons toujours cultivé selon la méthode bio, techniquement pour nous c’était pareil. Ce qui nous a fait plus peur c’était qu’avec le changement de démarche, on allait changer notre réseau commercial. Depuis 20 ans, on servait des distributeurs en conventionnel et il a fallu chercher d’autres partenaires en bio. Finalement cela n’a pas posé trop de difficulté, nous avons trouvé rapidement des partenaires fiables comme ProNatura.

  • 5. Parlez-nous de ce que l’agriculture biologique a changé pour vous, dans vos pratiques, dans votre façon de penser, dans votre vie.

    Notre grande fierté, c’est notre façon de travailler, de se dire qu’on n’empoisonne ni les personnes, ni la nature. Ça devrait être naturel pour tout le monde, on ne devrait pas se poser la question.

  • 6. A quoi êtes-vous particulièrement attentif dans votre activité ? (sol, biodiversité, auxiliaires…) ? Pourquoi ?

    Nos sols sont enherbés depuis longtemps, actuellement nous nous formons pour passer bientôt en Biodynamie.

  • 7. Vous avez choisi d’adhérer à Mediterrabio. En quoi Mediterrabio est importante pour vous ?

    C’est important pour nous de pouvoir partager avec d’autres producteurs. Même si on ne fait pas tous les mêmes cultures, c’est toujours enrichissant d’apprendre des autres et valorisant de présenter son propre travail. De plus cela nous permet de mieux nous faire connaitre des clients.

  • 8. En tant que paysan et membre de Mediterrabio, que souhaitez-vous dire aux consommateurs ?

    D’avoir confiance dans le label AB français et surtout de Mediterrabio.

  • 9. Qu’attendez-vous des consommateurs ? Quels retours attendez-vous du consommateur et par quel biais ?

    Qu’ils achètent nos produits en confiance et qu’ils donnent leurs avis.